Le glossaire

Directive Omnibus (avis en ligne)

La directive Omnibus (UE) 2019/2161 est un texte européen qui modernise la protection des consommateurs. Elle interdit notamment les faux avis et impose la transparence sur la vérification des avis.
Mis à jour le 7 octobre 2026
Sommaire
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Qu’est-ce que la directive Omnibus ?

La directive (UE) 2019/2161 porte le surnom d’Omnibus parce qu’elle modifie en un seul texte plusieurs directives de protection des consommateurs. Elle traite des annonces de réduction de prix, des places de marché en ligne, du classement des résultats et des avis de consommateurs.

La Belgique l’a transposée par la loi du 8 mai 2022, qui modifie les livres I, VI et XV du Code de droit économique. Le texte a été publié au Moniteur belge le 2 juin 2022. Le SPF Economie en contrôle l’application.

Comment la directive Omnibus encadre-t-elle les avis ?

Deux pratiques figurent désormais sur la liste noire de l’article VI.100 du Code de droit économique. D’une part, présenter des avis comme venant de clients réels sans mesures raisonnables de vérification. D’autre part, publier ou faire publier de faux avis, ou déformer des avis existants, pour promouvoir un produit.

Une entreprise qui affiche des avis clients doit aussi informer le public : vérifie-t-elle que les avis viennent de personnes ayant acheté ou utilisé le produit, et comment ? Le livre XV prévoit des sanctions pour ces infractions.

Communiqué du SPF Economie intitulé Avis en ligne : pour une fiabilité 5 étoiles, avec son introduction sur les lignes directrices destinées aux entreprises qui affichent des avis.
Newsroom du SPF Economie, 19 octobre 2023 : des lignes directrices pour des avis en ligne fiables, dont la suppression des faux avis et l’affichage de la politique d’avis. Capture du 7 octobre 2026.

Exemple concret

Prenons un restaurant de Saint-Josse qui achète un lot d’avis cinq étoiles à un prestataire. La pratique tombe directement dans la liste noire : faire publier de faux avis. Google peut en outre supprimer ces avis et restreindre la fiche, indépendamment de toute poursuite.

À l’inverse, le même restaurant peut légalement inviter ses clients à laisser un avis via un QR code sur l’addition, sans contrepartie et sans trier les réponses. C’est l’approche de notre service de gestion des avis Google.

Ce que la directive Omnibus ne fait pas

Elle n’oblige pas les plateformes à retirer un avis négatif sincère. Un commerçant mécontent d’une critique doit passer par les outils de signalement de la plateforme ou, en cas de diffamation, par les voies de droit classiques.

Elle ne remplace pas non plus le RGPD, qui régit l’usage des données des clients sollicités, ni les règles propres à Google. Une collecte d’avis conforme doit respecter les trois cadres en même temps.

La définition complète

La directive (UE) 2019/2161, dite Omnibus, modifie quatre directives européennes de protection des consommateurs. Elle vise notamment les réductions de prix, les places de marché en ligne et les avis de consommateurs. En Belgique, elle a été transposée par la loi du 8 mai 2022 modifiant les livres I, VI et XV du Code de droit économique, publiée au Moniteur belge le 2 juin 2022. Le SPF Economie contrôle son application et a publié des lignes directrices sur les avis en ligne.

En pratique

Comment ça marche ?

Le mécanisme

La loi belge a ajouté deux pratiques réputées déloyales en toutes circonstances à l’article VI.100 du Code de droit économique. La première : affirmer que des avis proviennent de clients réels sans prendre de mesures raisonnables pour le vérifier. La seconde : publier ou faire publier de faux avis, ou déformer des avis, pour promouvoir des produits. L’entreprise qui affiche des avis doit aussi indiquer si et comment elle s’assure qu’ils viennent de vrais clients.

Un exemple

Prenons une salle de fitness d’Ixelles qui affiche sur son site un carrousel « avis de nos membres ». Si elle sélectionne uniquement les avis positifs sans le dire, ou si elle présente comme vérifiés des avis qu’elle ne contrôle pas, elle s’expose aux règles sur les pratiques déloyales. En précisant d’où viennent les avis et comment elle les filtre, elle reste dans le cadre.

Les limites

La directive ne force pas Google à supprimer un avis négatif légitime et n’interdit pas de solliciter des avis auprès de vrais clients. Elle ne règle pas la protection des données, qui relève du RGPD et de l’APD. Les règles de Google sur les avis (pas de contrepartie, pas de filtrage) s’ajoutent à la loi : ce sont deux cadres distincts, à respecter tous les deux.

Aussi appelé

Sous quels autres noms le rencontre-t-on ?

directive (UE) 2019/2161
directive Omnibus
loi du 8 mai 2022
Omnibus directive
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Carte NFC pour avis Google
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Avis Google & e-réputation
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Google Business Profile
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