Qu’est-ce que le ROAS ?
Le ROAS, pour Return On Ad Spend, mesure le retour d’une campagne publicitaire. On divise la valeur de conversion générée par le budget dépensé sur la même période. Un ROAS de 4 signifie quatre euros de valeur pour un euro investi.
C’est l’indicateur que l’on regarde en premier sur un compte publicitaire orienté vente. Il répond à une question simple : la dépense produit-elle plus qu’elle ne coûte ?
Comment le ROAS se calcule-t-il ?
Valeur de conversion divisée par coût publicitaire. Encore faut-il que la valeur de conversion soit correctement transmise à la plateforme, sans quoi le chiffre affiché ne décrit rien de réel.

Trois précautions changent tout. La première : définir ce qui compte comme conversion, et lui attribuer une valeur cohérente. Un formulaire rempli n’est pas une vente ; s’il reçoit une valeur arbitraire, le ROAS devient une fiction. La deuxième : vérifier le suivi des conversions, y compris hors ligne, quand la vente se conclut par téléphone ou en magasin. La troisième : choisir une période d’analyse assez longue pour tenir compte du délai entre le clic et l’achat.
À quoi ressemble un ROAS mesuré ?
Sur un cas client e-commerce suivi par Trinity, une campagne a affiché un ROAS de 4,88 avec un coût par acquisition de 7,36 euros et un taux de conversion de 3,93 %, du 4 au 13 mars 2025, conversions en ligne et hors ligne confondues.
Ce chiffre vaut pour ce compte, sur cette période et avec cette structure de marge ; il ne préjuge d’aucun autre résultat. Le pilotage de ce type de campagne relève de notre accompagnement Google Ads et annonces locales, où le suivi des conversions est installé avant toute optimisation d’enchères.
Ce que le ROAS ne mesure pas
Le ROAS n’est pas un profit. Il ignore votre marge, vos coûts de production, votre logistique et le coût du travail : un ROAS confortable pour un bijoutier peut être déficitaire pour une épicerie. Il ne se confond pas non plus avec le ROI, qui rapporte le bénéfice à l’investissement total. Sur les activités où la vente se conclut hors ligne, il sous-estime souvent la réalité tant que les conversions hors ligne ne remontent pas. Enfin, il se lit avec le CPC et le taux de conversion, qui expliquent ses variations.