Qu’est-ce que le hreflang ?
Le hreflang est une annotation technique qui dit à Google : « cette page existe aussi en néerlandais, voici son adresse ». Elle relie les versions équivalentes d’un contenu dans plusieurs langues ou pour plusieurs pays.
À Bruxelles, région officiellement bilingue avec une forte population anglophone, c’est un sujet quotidien. Sans hreflang, Google peut afficher la version française à un néerlandophone, ou considérer vos versions comme des doublons. Le référencement local d’une entreprise bruxelloise passe donc souvent par cette annotation.
Comment fonctionne le hreflang ?
Chaque page déclare toutes ses versions, y compris elle-même, avec un code de langue et éventuellement un code pays : fr-BE pour le français de Belgique, nl-BE pour le néerlandais de Belgique, en pour l’anglais sans cible pays. La valeur x-default indique la page de repli, par exemple un sélecteur de langue.

Les annotations doivent être réciproques et pointer vers des URL canoniques et indexables. Elles se placent dans le head, les en-têtes HTTP ou le sitemap XML. Sur WordPress, un plugin multilingue comme WPML les génère automatiquement, à condition que chaque page ait bien sa traduction liée.
Exemple concret : un site FR/NL/EN à Bruxelles
Prenons un cabinet de kinésithérapie à Ixelles avec un site en trois langues, structuré en /fr/, /nl/ et /en/. La page « Kinésithérapie du sport » déclare fr-BE, nl-BE et en, plus un x-default vers /fr/, sa langue principale.
Chaque version porte un vrai contenu traduit, avec des titres et une méta-description dans sa langue. Le maillage interne reste dans la même langue. Ce montage fait partie d’un accompagnement SEO technique.
Erreurs fréquentes
Utiliser « be » comme code langue, oublier la réciprocité ou pointer vers des pages redirigées sont les erreurs les plus courantes. Autre piège : cibler fr-FR alors que le site vise la Belgique, ou déclarer des versions dont le contenu n’est pas traduit.
Enfin, le hreflang ne remplace pas une redirection automatique par langue du navigateur, et il vaut mieux éviter ces redirections forcées : Googlebot explore surtout depuis les États-Unis sans préférence de langue et risque de ne voir qu’une version.