Le glossaire

hreflang

Le hreflang est un attribut HTML qui signale à Google les versions d’une même page en différentes langues ou régions (fr-be, nl-be, en), pour afficher la bonne version dans les résultats.
Mis à jour le 7 octobre 2026
Sommaire
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Qu’est-ce que le hreflang ?

Le hreflang est une annotation technique qui dit à Google : « cette page existe aussi en néerlandais, voici son adresse ». Elle relie les versions équivalentes d’un contenu dans plusieurs langues ou pour plusieurs pays.

À Bruxelles, région officiellement bilingue avec une forte population anglophone, c’est un sujet quotidien. Sans hreflang, Google peut afficher la version française à un néerlandophone, ou considérer vos versions comme des doublons. Le référencement local d’une entreprise bruxelloise passe donc souvent par cette annotation.

Comment fonctionne le hreflang ?

Chaque page déclare toutes ses versions, y compris elle-même, avec un code de langue et éventuellement un code pays : fr-BE pour le français de Belgique, nl-BE pour le néerlandais de Belgique, en pour l’anglais sans cible pays. La valeur x-default indique la page de repli, par exemple un sélecteur de langue.

Documentation Google Search Central, Versions localisées de vos pages : bloc de code head avec des balises link rel alternate hreflang en-GB, en-US, en, de et x-default.
Exemple de la documentation Google Search Central : chaque page déclare ses versions en-GB, en-US, en et de, plus une page x-default pour les autres internautes. Capture du 7 octobre 2026.

Les annotations doivent être réciproques et pointer vers des URL canoniques et indexables. Elles se placent dans le head, les en-têtes HTTP ou le sitemap XML. Sur WordPress, un plugin multilingue comme WPML les génère automatiquement, à condition que chaque page ait bien sa traduction liée.

Exemple concret : un site FR/NL/EN à Bruxelles

Prenons un cabinet de kinésithérapie à Ixelles avec un site en trois langues, structuré en /fr/, /nl/ et /en/. La page « Kinésithérapie du sport » déclare fr-BE, nl-BE et en, plus un x-default vers /fr/, sa langue principale.

Chaque version porte un vrai contenu traduit, avec des titres et une méta-description dans sa langue. Le maillage interne reste dans la même langue. Ce montage fait partie d’un accompagnement SEO technique.

Erreurs fréquentes

Utiliser « be » comme code langue, oublier la réciprocité ou pointer vers des pages redirigées sont les erreurs les plus courantes. Autre piège : cibler fr-FR alors que le site vise la Belgique, ou déclarer des versions dont le contenu n’est pas traduit.

Enfin, le hreflang ne remplace pas une redirection automatique par langue du navigateur, et il vaut mieux éviter ces redirections forcées : Googlebot explore surtout depuis les États-Unis sans préférence de langue et risque de ne voir qu’une version.

La définition complète

L’attribut hreflang s’ajoute dans les balises link du head HTML, dans les en-têtes HTTP ou dans le sitemap XML. Il déclare, pour chaque page, la liste de ses équivalents dans d’autres langues, avec un code de langue ISO 639-1 et, si besoin, un code pays ISO 3166-1 : fr-BE, nl-BE, en. La valeur x-default désigne la page à montrer quand aucune langue ne correspond. Google s’en sert comme signal, non comme ordre. Pour un site bruxellois en français, néerlandais et anglais, c’est la pièce technique qui évite que les versions se concurrencent.

En pratique

Comment ça marche ?

Le mécanisme

Chaque version liste toutes les autres, et elle-même. Les liens doivent être réciproques : si la page française pointe vers la néerlandaise sans lien retour, Google peut ignorer l’annotation. Les URL doivent être absolues et canoniques. Le code « be » seul n’est pas une langue : on écrit nl-BE ou fr-BE, jamais be. La structure en sous-répertoires (/fr/, /nl/, /en/) facilite la gestion sur un seul domaine.

Un exemple

Prenons un traiteur de Bruxelles avec un site en trois langues. Sa page « Buffet d’entreprise » existe en /fr/, /nl/ et /en/. Chacune déclare fr-BE, nl-BE, en et un x-default vers la page de choix de langue. Un internaute néerlandophone à Jette voit alors la version /nl/ dans Google, plutôt que la version française.

Les limites

Le hreflang ne traduit rien et ne fait pas classer une page : il aide seulement Google à choisir entre des versions équivalentes. Il ne redirige pas les visiteurs. Il ne remplace pas la balise canonical, et ne doit pas pointer vers une page non indexable. Il ne sert à rien pour un site dans une seule langue.

Aussi appelé

Sous quels autres noms le rencontre-t-on ?

Attribut hreflang
Balise hreflang
rel=alternate hreflang
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